Préparation de l’okok : mode opératoire
Ce plat traditionnel fait à base des feuilles du Gnetum africana ou Eru est consommé par plusieurs peuples du Cameroun. Quel que soit la cuisson, il semble faire l’unanimité de ses consommateurs.
L’OKOK SOUS FORME DE METS
Afin de préparer ce repas pour 6 personnes, il faut : environ 12 tas de feuilles d’Okok prédécoupées pour ceux qui veulent gagner en temps, ½ l d’huile de palme, 4 tasses d’arachides, 2 tas de morue fumée, 1kg de viande de bœuf (avec os), 2 peaux de bœuf précuites, du sel, 2 à 3 cubes, 2 tas d’écrevisses.
PREPARATION ET CUISSON : 1H 50MINUTES
Etape 1 : Laver soigneusement les feuilles en veillant à les débarrasser du sable puis, les conserver dans un récipient perforé pour qu’elles rejettent l’eau ;
Etape 2 : Découper à sa convenance la viande et la laver. A l’intérieur d’une marmite, mettre la viande, un peu de sel puis mettre à feu vif sans eau ;
Etape 3 : La première eau de la viande finie, ajouter de l’eau pour parfaire la cuisson ;
Etape 4 : Nettoyer, découper la peau de bœuf puis dépecer le poisson et réserver ;
Etape 5 : Griller, dépulper partiellement et écraser les arachides puis réserver la pâte ;
Etape 6 : Dans la marmite de la viande, ajouter le poisson, la peau et un cube Maggi. Remuer et ajouter de l’eau en dépassant la limite de la viande, et laisser bouillir ;
Etape 7 : Une fois l’eau bouillante, enlever le contenu de la marmite et mettre dans un récipient. Placer de nouveau la marmite vide au feu et y introduire l’huile de palme ;
Etape 8 : Une fois l’huile chauffée, y ajouter les feuilles d’Okok et faire frire. Dès que les feuilles ont noirci, ajouter la viande, la peau, le poisson ainsi que leur eau, y mettre aussi les arachides écrasées et le piment (facultatif) tout en remuant lentement à l’aide d’une spatule en bois ;
Etape 9 : Laisser la marmite à moitié ouverte pour que la vapeur s’échappe ;
Etape 10 : Pour avoir une onctuosité, laisser tarir l’eau en vérifiant le goût à feu doux ;
Etape 11 : Ajouter du sel selon vos préférences et un deuxième bouillon de cube si nécessaire ;
Etape 12 : Lorsque l’huile remonte à la surface et que l’eau a tari, remuer puis éteindre le feu.
Votre plat d’Okok est prêt et peut être accompagné du manioc cuit à la vapeur, du bâton de manioc ou de la patate.
*L’Okok salé est un repas très riche mais aussi gras. Pour ceux ayant des problèmes de santé, réduire la quantité d’huile ou même de sel à incorporer est conseillé pour pouvoir profiter de ce repas.
Chloène Nguijoï
L’OKOK SOUS D’AUTRES FORMES
De son nom scientifique Gnetum, encore appelé Okok, Ikok, Eru, Ekoke ou Ikiokio au Cameroun, cette plante riche en protéines représente des lianes dioïques aves des feuilles simples et opposées poussant dans les forêts des régions tropicales d’Afrique et d’Amérique. C’est une liane subspontanée dans les jachères forestières.
Elle est largement utilisée par les communautés pour ses nombreuses vertus alimentaires, médicales et culturelles.
Ces feuilles sont utilisées comme antiseptique, comme traitement contre l’hémorroïde. Les feuilles fraîches sont broyées pour neutraliser les effets de l’alcool. Dans le « pays bulu », ces feuilles sont utilisées pour traiter le rhume.
Les feuilles de Gnetum améliorent la production du sang dans l’organisme humain et sont aussi utilisées pour le traitement de la rate.
La plante est également connue sous le nom Mfumbua ou Koko dans la cuisine congolaise et centrafricaine ou encore Afang au Nigeria.Chloène Nguijoï